Strasbourg : La direction de la CTS fait le choix de ne plus desservir les quartiers populaires 20/10/2026 2026 Brèves /medias/breve/images/2026/10/signal-2026-10-20-09-47-14-847_002.jpg.420x236_q85_box-0%2C90%2C2048%2C1244_crop_detail.jpg 2026-10-20

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Strasbourg

La direction de la CTS fait le choix de ne plus desservir les quartiers populaires

Illustration - La direction de la CTS fait le choix de ne plus desservir les quartiers populaires

Après l’agression d’un chauffeur de bus dimanche, la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) a annoncé lundi 19 octobre au soir ne plus desservir un grand nombre d’arrêts de bus à partir 17h et de trams à partir de 20h. Sont concernés des secteurs de Hautepierre, Poteries, Koenigshoffen, Neuhof, Ampère, Meinau, Musau, Lingolsheim, Schiltigheim... Mis subitement devant le fait accompli, les habitants de ces quartiers sont contraints de parcourir des kilomètres à pied et doivent se débrouiller pour aller au travail ou rentrer chez eux.

Les travailleurs de la CTS ont raison de vouloir que leur santé et leur sécurité soient prises au sérieux. Mais pour cela, ils ne peuvent pas compter sur la direction de la CTS. C’est elle qui a mis la dizaine d’employés en danger pendant la manifestation du 17 octobre en maintenant l’ouverture de l’agence commerciale de la place Saint-Pierre-le-Vieux où des personnes y sont rentrées en brisant les vitrines. Cet été, en pleine canicule les chauffeurs de bus et de trams ont dû assurer des services à rallonge, certains faisant des malaises. C’est encore la direction qui laisse les travailleurs dans l’insécurité financière en proposant une augmentation de la prime transport de… 69 centimes par jour, (et uniquement pour novembre et décembre 2026 !) alors que les prix à la pompe explosent. Et c’est maintenant que la direction prétend se soucier des travailleurs de la CTS ? 

Visiblement, elle sait réagir vite quand il s’agit de mettre en place quelque chose qui ne coûte rien et qui s’en prend aux usagers en rien responsables de l’agression du chauffeur. Et finalement, en privant tous les habitants des quartiers populaires de transports, et en particulier les jeunes, la CTS met en place un couvre-feu qui ne dit pas son nom.

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