GSF Bordes (Pau) : Sous-traitants pas sous travailleurs !29/04/20262026Brèves/medias/breve/images/2026/04/GSF_greve_26.PNG.420x236_q85_box-348%2C136%2C1444%2C753_crop_detail.jpg2026-04-29

Brève

GSF Bordes (Pau)

Sous-traitants pas sous travailleurs !

Illustration - Sous-traitants pas sous travailleurs !

Jeudi 23 avril, la quasi-totalité des 30 travailleurs de GSF qui s’occupent de l’entretien dans l’usine Safran de Bordes près de Pau se sont mis en grève. Il y a quelques semaines, GSF, une multinationale du ménage qui exploite 43 000 salariés dans le monde et a généré 1,4 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2024, a récupéré le contrat de l’entretien chez Safran. Les salariés n’ont pas fait que changer d’uniforme, les nouveaux patrons ont aussi cherché à les soumettre à des conditions de travail plus dures. Selon le nouvel avenant à leur contrat, les travailleurs pourraient travailler le week-end et les jours fériés, voir leurs horaires changer du jour au lendemain ou encore être contraints d’aller travailler sur d’autres chantiers gérés par GSF dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres. En plus de tout ça, la direction de GSF a décidé qu’elle ne remplacerait pas 4 postes vacants surchargeant ainsi de travail ceux qui restent. Une des attaques qui a particulièrement fait réagir c’est la suppression de la subvention dont bénéficiaient les salariés pour aller déjeuner au restaurant d’entreprise où mangent les salariés de Safran. Pour tous ceux qui avaient l’habitude d’y manger il a fallu se débrouiller pour déjeuner ailleurs, dans des salles sans équipements, dans des escaliers, n’importe où il y a un peu de place pour se poser avec sa gamelle. Aux attaques les patrons de GSF y ont donc ajouté le mépris et ça ne passe pas !

La grève a immédiatement suscité la solidarité des travailleurs de Safran auxquels se sont adressés les grévistes. Les patrons ont tenté de casser la grève en faisant venir des chefs d’équipes qu’ils sont allés chercher parfois bien loin de l’usine pour remplacer les grévistes. Mais ça n’a pas entamé leur détermination et la grève continue !

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