Avec la peau des travailleurs : Baomarc et Renault-Sovab se font la guerre28/04/20262026Brèves/medias/breve/images/2026/04/680938887_1572253941575147_8241280645426493685_n.jpg.420x236_q85_box-0%2C165%2C1080%2C772_crop_detail.jpg2026-04-28

Brève

Avec la peau des travailleurs

Baomarc et Renault-Sovab se font la guerre

Illustration - Baomarc et Renault-Sovab se font la guerre

Les 250 travailleurs de l’entreprise Baomarc à Argancy en Moselle qui travaillent exclusivement pour l’usine Renault Sovab de Batilly sont menacés de perdre leur emploi. Ils fabriquent les longerons, éléments de châssis indispensables pour le Master. Baomarc évoque depuis plus d’un an une trésorerie insuffisante pour fonctionner à cause des engagements non respectés de Renault en terme de volumesde commande.

L’année dernière une grève totale de 24 heures avait contraint Renault à renflouer les caisses de Baomarc pour continuer l’activité et faire redémarrer l’usine Sovab complètement à l’arrêt.

Mais la guerre économique sur les prix des pièces et les contrats de volume de production entre Renault et Baosteel auquel appartient Baomarc a continué.

Ainsi un an après, les travailleurs ont de nouveau démarré une grève totale le 27 avril. Et avant même que l’usine Sovab ne s’arrête par manque de longeron, Renault a apporté 2,5 millions d’euros et une aide de 100 000 euros sous forme d’activité partiellede longue durée (APLD-R) a été signé. La direction a payé la journée de grève mais les travailleurs demeurent inquiets pour leur avenir.

Il y a maintenant des tractations pour que l’usine Baomarc soit reprise par un autre équipementier comme Gestamp, GMD, Magna ou Proma. Certains ont déjà visité le site d’Argancy.

Les grands groupes capitalistes règlent leurs comptes en faisant payer l’addition aux travailleurs : des risques de chômage pour Sovab et des menaces de licenciements pour Baormarc. Ensemble, travailleurs des constructeurs et des sous-traitants, nous pouvons les faire reculer.

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