Nos lecteurs écrivent : Un service très public à Marseille18/03/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/03/une_3007-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Nos lecteurs écrivent : Un service très public à Marseille

Au bureau de l’état-civil du 1er secteur de Marseille, la notion de « service public » prend un sens littéral : tout y est public, même ce qui devrait rester privé. Les « bureaux » ne sont pas des pièces, mais une extension du hall d’accueil, un couloir où des trajectoires de vies s’entrechoquent dans un courant d’air permanent. Un hall de gare pour confidences intimes !

L’agencement crée un entonnoir sonore épuisant. Il y a d’un côté le flux de l’accueil principal, de l’autre les « bureaux ». Entre les deux, aucune cloison. L’usager, assis à cet endroit à attendre son tour, se trouve au cœur d’un va-et-vient incessant. Chaque échange, dans ce brouhaha, devient un combat pour se faire entendre.

L’alignement des chaises vides derrière les guichets amène une réflexion évidente : comment peut-on gérer deux arrondissements d’une ville aussi grande avec si peu d’agents municipaux ? Ceux-ci sont en apnée, tentant de maintenir un semblant de service public dans un tel environnement.

Au bout du compte, on ressort de là avec son document officiel et la certitude que tout le quartier connaît tout sur votre vie… même la couleur de vos chaussettes.

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