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Dans le monde
États-Unis : la guerre saigne les travailleurs
Le ministère américain de la Guerre a chiffré le coût budgétaire des six premiers jours de la guerre contre l’Iran. Il s’élève déjà à 11,3 milliards de dollars.
Ce chiffrage ne tient compte que des milliers de munitions utilisées par l’armée américaine pour bombarder les villes et infrastructures iraniennes, ou bien pour intercepter les missiles et drones que l’Iran lance en riposte. Un seul missile Tomahawk coûte entre 2 et 4 millions de dollars, selon la version. Or des centaines ont été lancés dans les premiers jours de l’agression américaine. Cela fait les affaires de RTX Corporation, anciennement Raytheon, deuxième producteur d’armement au monde.
Au coût des missiles et bombes ainsi évalué, il faut encore ajouter ce que coûte en carburant et autres consommables le déploiement d’une flotte, d’avions et de troupes en opérations dans le Golfe. Il faut aussi compter les destructions infligées aux bases américaines par les ripostes iraniennes. Le coût direct de la première semaine de la guerre aurait donc été, au bas mot, de 12,7 milliards de dollars et il ne peut qu’enfler.
En 2003, au bout de la première semaine d’invasion de l’Irak par l’armée américaine, le vice-président Cheney avait annoncé aux médias qu’une guerre de deux ans coûterait 100 milliards de dollars. En fait la guerre d’Irak a duré près de vingt ans et a coûté au trésor américain environ 2 789 milliards de dollars. Somme à laquelle il faut rajouter les 2 300 milliards dépensés par les États-Unis pour leur invasion de l’Afghanistan en 2001, suivie de son occupation vingt ans durant.
La guerre que mène l’impérialisme américain depuis trois semaines en Iran va d’autant plus peser à l’avenir sur la population américaine, à commencer par la plus pauvre, que l’État, pour financer ses dépenses, supprimera encore plus de services de base. La guerre se mène aussi contre les travailleurs américains.