Le système de retraite des salariés britanniques

Le système de retraite des salariés britanniques est d'une extrême complexité, héritée des manipulations que lui ont fait subir l'État et le patronat aux dépens des salariés actifs comme des retraités. En gros, il est constitué de quatre éléments :

1 La "retraite de base" est une retraite participative d'État, dont le montant est le même pour tous tout en étant proportionnel à la durée de cotisation (le maximum, atteint après 49 ans, est aujourd'hui de 515 euros par mois pour une personne seule).

2 La "seconde retraite", également gérée par l'État, est une retraite complémentaire par accumulation, dont le montant, aujourd'hui en partie proportionnel au salaire, deviendra lui aussi uniforme à partir de 2007 (en supposant toujours 49 années de cotisations ininterrompues, le montant de cette retraite devrait être alors autour de 20% du salaire moyen).

3 Les "retraites d'entreprise", existant dans la plupart des grandes entreprises, sont des retraites complémentaires par accumulation qui viennent en général en remplacement de la "seconde retraite". Elles donnent lieu à des versements d'un montant proportionnel aux années de cotisation, mais très variable suivant les cas. Ce montant peut être défini par le salaire moyen du cotisant durant la période de cotisation, par son salaire final ou par le rendement financier du fonds de retraite durant cette période ou encore une combinaison de ces trois éléments. Dans certains cas le montant des retraites est donc garanti par l'employeur, dans d'autres il ne l'est pas.

4 En plus, pour compenser la faiblesse des ressources des retraités les plus démunis, il y a toujours eu un système d'aide sociale d'État leur offrant un petit complément, sous réserve qu'ils fassent la preuve de leurs difficultés. Ce système est aujourd'hui connu sous le nom de "crédit-retraite" et, dans le meilleur des cas, garantit un revenu minimum (toutes retraites et autres revenus inclus) de 690 euros par mois pour une personne seule.